Les Cartes pour l'Égalité sont les seules cartes à jouer paritaires au monde.
Elles ont été créées par Gonzague Jobbé-Duval pour célébrer le 500e anniversaire des cartes françaises classiques.
Deux femmes et deux hommes siègent désormais à chaque niveau hiérarchique.
Les initiales classiques “R”, “D”, “V” sont conservées, ainsi qu'un graphisme classique pour que vous puissiez pratiquer tous vos jeux habituels : bridge, poker, belote, rami, vingt-et-un, canasta, patiences.
Mais les Rois ne dominent plus les Dames.
“R” : 2 Reines et 2 Rois, tiennent un sceptre et sont coiffé-e-s d'une couronne.
“D” : 2 Ducs et 2 Duchesses, tiennent une épée et sont coiffé-e-s d'un chapeau ou d'un voile.
“V” : 4 Valets, main sur la hanche, portent les noms de femmes et d’hommes révolutionnaires qui luttèrent pour la République et l’égalité femmes / hommes
Les Cartes pour l'Égalité sont un jeu de 54 cartes accompagné d'une notice explicative et historique. Produites par un grand fabricant de cartes à jouer, elles sont livrées sous cellophane et étui carton original.
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Nouvelle donne !
Les
Cartes pour l’Égalité ont l'ambition de contribuer au remplacement des
cartes actuelles. Elles proposent de
prendre en main un nouveau modèle social, de jouer le jeu autrement, de
placer devant des choix éthiques, de réinterpréter notre héritage
historique, particulièrement en ces années de débats passionnés sur
l'égalité salariale et la parité dans la politique et les conseils
d’administration.
Depuis
500 ans les cartes françaises nous donnent l’image d’un monde au sommet
duquel trône un homme. Ce monde est celui de toutes nos parties de
belote, de bridge, de poker ou de réussites.
Est-il si loin du monde où nous vivons ? Un monde où les hommes gagnent en moyenne 37
% de plus que les femmes dans le secteur concurrentiel. Un monde où 90
% des membres de conseil d’administration, 90 % des maires de communes
de plus de 3500 habitants, 80 % des députés et 72 % des sénateurs sont
des hommes.
Dans ce monde là des femmes se font pourtant leur
place comme dirigeante d’entreprise ou de parti politique, conseillère
régionale, juge, responsable de service, responsable de projet. Elles redistribuent les cartes
tant et si bien qu’elles redessinent ces cartes et élargissent ainsi l’image des Dames. Voici que la Dame de carreau échange
son bouquet de fleurs contre le sceptre doré d'une Reine et vient siéger au côté du
Roi de pique.
Et bien leur jeu nous plait et nous voulons nous
aussi ces nouvelles cartes : des cartes où les reines valent autant que
les rois et où tous les niveaux sont mixtes.
Est-ce une lubie de
notre part ? Souvenez-vous que dans l’histoire de France de nombreuses femmes gouvernèrent la France en toute légitimité. Je ne parle même pas
des reines qui collaborèrent au gouvernement de leur époux. Je parle des
21 femmes qui gouvernèrent la France depuis sainte Clotilde au VIe
siècle. On préfère souvent rappeler l’influence des favorites mais des
femmes plus nombreuses exercèrent le pouvoir en pleine lumière. La
lettre « R » désignera donc les Reines et les Rois.

Quel
chamboulement dans nos repères ! La hiérarchie chancelle ! Qu’elle
chancelle encore : vous savez qu’à la belote le valet joué à l’atout est
la carte maîtresse. Et bien tout en bas de l’échelle nous donnerons à
nos Valets des noms de révolutionnaires féministes.
Et au milieu ? Et bien nous offrirons la lettre « D » à des Duchesses et à des Ducs.

Rassurez
vous, cela ne change rien à vos habitudes de jeu : nous gardons la
hiérarchie inhérente à nos cartes. Simplement nous la rendons moins
naturelle, plus instable, comme à la veille d’une révolution. Pour
différencier les niveaux hiérarchiques entre les Reines–Rois et les
Ducs–Duchesses, nous ne
changeons rien à l’ordre et au choix des initiales « R », « D », « V »
et nous allons renforcer l’unité et la visibilité des
attributs propres à chaque niveau hiérarchique : sceptre et couronne pour reines et
rois ; épée et simple couvre-chef pour ducs et duchesses. La fonction passe désormais plus
clairement avant le sexe.

Pour l’esthétique globale, ces
nouvelles cartes veulent s’inscrire dans le prolongement des cartes
classiques qui ont évolué par paliers depuis les premières cartes au «
portrait de Paris » ou « portrait français » vers 1510 . Nous n’avons pas souhaité modifier
radicalement l’esthétique et les repères, comme le firent en pure perte
les cartes éditées pendant la Révolution Française ou le Premier Empire.
Nous n’avons pas non plus souhaité ajouter une belle « vue d’artiste » à
celles qui existent déjà. Nous restons modestement dans les formes
imposées car nous avons l’ambition de créer un nouveau « Portrait
français » : le 9e, à l’occasion des 500 ans de sa naissance. Il devient
ainsi le « Portrait Français 2010 ».